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Pour un référendum québécois sur le projet Énergie Est au plus tard en 2017 !

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Au Québec, en 2016, semble-t-il selon les divers comptes rendus de nos médias, il n’existe pas telle chose qu’une « acceptabilité sociale » – c’est-à dire un appui démocratique clairement exprimé – du projet de pipeline Énergie Est.

Dès lors, peu importe que les conclusions des commissaires du BAPE (au provincial) ou de l’ONE (au fédéral) soient favorables à la pétrolière climatiquement hyper-polluante TransCanada, il n’en demeure pas moins que – à défaut d’un appui démocratique majoritaire exprimé par voie de référendum – les travaux de construction des infrastructures du pipeline Énergie Est ne pourront pas débuter avant l’obtention d’un tel accord démocratique socio-politiquement majoritaire.

Sinon, ses opposants, dont je suis (avec véhémence et sans réserve), pourront constitutionnellement (puisque l’environnement est un domaine de compétence conjointe au provincial et au fédéral), s’adresser aux tribunaux pour en faire reconnaître l’inadmissibilité.
 
Cela dit – par-delà la dimension juridico-constitutionnelle -, la question du temps est ici stratégiquement fondamentale compte tenu du double fait que des élections (dont l’un des principaux enjeux sera assurément celui de l’acceptabilité socio-politique du projet Énergie Est) se tiendront en 2018 au Québec et, peu après, en 2019 au fédéral.

Conclusion, il nous faut tenir un référendum québécois sur cet enjeu socio-écolo-politico-économique fondamental au plus tard l’an prochain, en 2017, pour que l’ensemble des électeurs québécois soient clairement informés du sens et de l’intensité de leur « volonté collective » à cet égard et ce, avant leurs votes subséquents de 2018 et 2019.

Daniel Clapin-Pépin MBA, Scol.Ph.D. (Science-Po)
Professeur à l’École des sciences de la gestion
Université du Québec à Montréal
Département des sciences comptables

 

2 Commentaires

  1. Gael Ghiringhelli

    Bonne chance, j’en ai fait la même démarche auprès de l’Assemblée Nationale, j’ai recueilli a peine 1553 signatures. A tel point le mot “referendum” fait peur au Québec, on vient a avoir peur de la democratie, voilà où nous en sommes. Énergie Est passera, grâce a la peur des gens pour ce mot. Et je vais même vous dire que ce refus d’aider cet exercice consultatif a avant tout été refusé par tous les groupes de défense écologiste et contre ce projet. Pas un seul n’a soutenu l’initiative, pas un seul média n’a relayé l’information, pas même Alexandre Shields, spécialiste sur la question, rien! Pourtant j’ai bataillé, et tout était en règle, officiel, sur le site et parrainé par la député Manon Massé … 1553 signature a sa clôture au 6 août. J’espère que vous avez de meilleurs contacts que moi …

  2. christine vaudreuil

    Un référendum est nécessaire pour connaitre la volonté populaire,une meilleure compréhension des enjeux écologiques,sociaux,économiques auquel une grande partie de la population n’est pas familière et qui ferait toute la différence sur un enjeu de cet importance, qui comporte tellement de conséquences pour l’avenir du Québec.

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