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Le double message écologique et économique du Pape François !

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Le double message écologique et économique du Pape François !

J’écris ce texte pour fins de discussion ultérieure avec mes étudiant-e-s de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM ainsi que pour mes « ami-e-s » de Facebook.

Quoique je sois en total désaccord avec la « doctrine morale » de l’Église catholique (eu égard notamment  à ses préceptes sur la non-égalité des femmes et des hommes dans le clergé), j’appuie néanmoins, et presque sans réserve, sa « doctrine sociale » telle qu’exprimée par son éloquent porte-parole le Pape François selon les extraits suivants – que je prends le temps de reproduire ici – de la revue Paris Match du 15 au 21 octobre 2015, pages 59 et 60 :

(Question de Caroline Pigozzi au nom de Paris Match) =>
«  (…) Vous êtes le Pape d’une époque confrontée à de vastes dérèglements climatiques.  Quel sera votre message pour la Conférence internationale de Paris sur le climat ? »

(Réponse du Pape) => « Le chrétien est enclin au réalisme, non au catastrophisme.  Néanmoins, justement pour cela, nous ne pouvons nous cacher une évidence (Note personnelle :  ce dernier terme me semble inapproprié et fort discutable) :  le système mondial actuel est insoutenable.  J’espère vraiment que ce sommet pourra contribuer à des choix concrets, partagés et visant, pour le bien commun, le long terme.  Y contribuent de nouvelles modalités de développement afin que tant de femmes, d’hommes et d’enfants souffrant de la faim, de l’exploitation, des guerres, du chômage, puissent vivre et grandir dignement.  Y contribuent de nouvelles modalités pour mettre fin à l’exploitation de notre planète.  Notre maison commune est polluée, elle ne cesse de se détériorer.  On a besoin de l’engagement de tous.  Nous devons protéger l’homme de sa propre destruction. »

(Question) => «  Comment faire ? »

(Réponse) => « L’humanité doit renoncer à idolâtrer l’argent et doit replacer au centre la personne humaine, sa dignité, le bien commun, le futur des générations qui peupleront la Terre après nous.  Sinon, nos descendants seront contraints de vivre sur une accumulation de décombres et de saletés.  Il nous faut cultiver et protéger le don qui nous a été fait et non l’exploiter de façon irresponsable.  Il nous faut prendre soin de ceux qui n’ont même pas le minimum nécessaire et commencer à entreprendre les réformes (Note personnelle : ce dernier terme devrait être remplacé par le mot « révolutions ») structurelles qui favorisent un monde plus juste.  Renoncer à l’égoïsme et à l’avidité pour que tous vivent un peu mieux. »

(Question) => «  (…) Capitalisme et profit sont-ils des mots diaboliques ? »

(Réponse) => « Le capitalisme et le profit ne sont pas diaboliques si on ne les transforme pas en idoles.  Ils ne le sont pas s’ils restent des instruments.  Si, en revanche, domine l’ambition déchaînée de l’argent, si le bien commun et la dignité humaine passent au deuxième voire au troisième plan, si l’argent et le profit à tout prix deviennent des fétiches qu’on adore, si l’avidité est à la base de notre système social et économique, alors nos sociétés courent à la ruine.  Les hommes et la création tout entière ne doivent pas être au service de l’argent :  les conséquences de ce qui est en train d’arriver sont sous les yeux de tous (Note personnelle :  sauf pour les yeux myopes de la plupart des économistes obnubilés par leurs obsolètes modèles de circulation monétaire et de PIB toujours, malheureusement, enseignés dans nos universités). »

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