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Pour protéger le miel pur et naturel contre ses escrocs chinois : création d’une nouvelle Blockchain internationale !

Pour protéger le miel pur et naturel contre ses escrocs chinois : création d’une nouvelle Blockchain internationale !

 

Alors même que la demande pour le miel pur et naturel est à la hausse un peu partout dans le monde, de plus en plus d’additifs cachés lui sont substitués.

En France, par exemple, une enquête dénommée « Le scandale du faux miel “made in China” » a été présentée sur France 2 pour nous expliquer que « (…) dans les rayons des grandes surfaces, entre 20 et 30% des pots de miel contiendraient une pâte qui n’a rien à voir avec le produit noble que secrètent les abeilles. Très souvent, il s’agit simplement d’un sirop de glucose.  Ce « faux miel » vient souvent de Chine et il est vendu à des prix battant toute concurrence. Tout le problème c’est que les contrôles ne sont pas assez nombreux en France et que le miel pose des problèmes de traçabilité. »

L’expression « escrocs chinois » dans mon titre ne signifie nullement que je sois devenu sinophobe, mais implique que j’ai horreur des vendeurs de produits dénaturés & dangereux pour la santé de ses consommateurs.

Ainsi, dans un article de Reporterre, il est précisé que « (…) la Chine est le principal exportateur de miel dans le monde, et elle propose les prix les plus bas… depuis 2007, les exportations de miel d’Asie auraient augmenté de 196 %, alors que dans le même temps le nombre de ruches n’aurait grimpé que de 13 %. À moins que les abeilles asiatiques, et en particulier chinoises, soient devenues très productives, la différence est probablement « couverte par la dilution avec des sirops ».

« (…) Ce miel adultéré est consommé par les Chinois, mais se retrouve aussi dans les rayons de nos supermarchés…  Les miels de différents pays sont ensuite mélangés par les importateurs pour assurer un goût et une couleur stable au produit, conditionnés, puis vendus à la grande distribution. Le plus souvent, ce sont les miels bas de gamme des marques distributeurs. Sur l’étiquette, aucune indication florale à part « toutes fleurs » ni d’origine géographique. La mention la plus courante est « mélange de miels originaires de l’UE et hors UE »… Difficile de faire moins précis… « Quand ils achètent en dessous d’un certain prix, les importateurs savent très bien qu’il s’agit de faux miel »… Ils jouent avec les défaillances des tests officiels de qualité, qui n’arrivent pas à détecter toutes les fraudes. »

 

Pour résoudre ce différend

La solution idéale à cette problématique de détection des miels frauduleux consisterait – via la création d’une nouvelle Blockchain (voir description ci-dessous) internationale – à afficher un étiquetage précis de l’origine du miel fondée sur une traçabilité totale de la provenance des miels mélangés avec une étiquette, ou via un code QR qu’il suffirait de scanner avec un smartphone.

En guise d’illustration, « (…) La start-up israélienne Security Matters… développe ce type de technologie, créant des codes à barres cachés à base de produits chimiques qui marquent de manière permanente tout objet sous forme solide, liquide ou gazeuse.  Le chef de la direction de la sécurité, Haggai Alon, a déclaré que cela révélerait si le miel avait été frelaté.  «Chaque partie du produit dans la chaîne aura été marquée et vérifiée au moment où elle atteindra le client final. Cela crée une responsabilité totale pour chacun des joueurs », a-t-il déclaré. »

 

À propos de la Blockchain

Les Blockchains – ou chaînes de blocs, en français – sont des bases de données numériques, décentralisées et infalsifiables du fait qu’elles sont produites à partir d’équipements informatiques de cryptographie ; sa méthode de traitement algorithmique a été historiquement créée pour enregistrer et suivre les transactions de la cryptomonnaie Bitcoin, elle-même inventée en 2008, et subséquemment imitée par plus de 1500 autres cryptomonnaies dont l’Ethereum est la 2ème plus importante.

En somme, une Blockchain est une nouvelle technologie « révolutionnaire » (à titre d’« innovation de rupture ») de stockage et de transmission d’informations qui est à la fois transparente, sécurisée, inaltérable, fonctionnant sans organe central de contrôle et qui constitue une base de données contenant l’historique de tous les échanges antérieurs.

Cette technologie révolutionnaire a depuis été adaptée et appliquée dans de nombreux autres secteurs tels les assurances, les services financiers, la gestion des chaînes d’approvisionnement de marchandises (permettant leur traçabilité complète allant du producteur initial au consommateur final), la musique et l’énergie.

Daniel Clapin-Pépin MBA, Scol.Ph.D. (Science-Po)
Professeur à l’École des sciences de la gestion
Université du Québec à Montréal
Département des sciences comptables

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