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Pour un véritable verdissement de la comptabilité des pollueurs corporatifs climatiques !

La comptabilité des pollueurs corporatifs climatiques ! - Altermondialisme

Pour ce faire, il suffirait que toutes et chacune des grandes entreprises multinationales du monde entier se voient obligatoirement imposer « (…) la mise en place de systèmes de tarification du carbone de manière à ce que son usage soit pris en compte dans la chaîne des coûts. »

Autrement dit, la susdite « tarification du carbone » signifie – en termes concrets et comptables – qu’une « taxe carbone » (n’ayons pas peur des mots) d’au moins 100 $ par tonne de CO2 (ou son équivalent en méthane et autres gaz à effet de serre industriels) devra être payée par toute entreprise productrice d’énergies fossiles en amont, c’est-à-dire à la source, soit au puit de pétrole ou de gaz naturel (de schiste ou non) ou à la mine de charbon ou de sable bitumineux.

Puisque la comptabilité est à partie double depuis son invention en 1494 par le moine franciscain et mathématicien Luca Bartolomes Pacioli, les recettes générées par ces taxes carbones seront administrées et encaissées par chaque pays où les susdites énergies fossiles sont extraites en amont, et leur redistribution « fiscale » subséquente pourra varier (par exemple, en réduction proportionnelle d’autres types d’impôts et de taxes) selon la volonté politique souveraine de chaque pays concerné.

Daniel Clapin-Pépin MBA, Scol.Ph.D. (Science-Po)
Professeur à l’École des sciences de la gestion
Université du Québec à Montréal
Département des sciences comptables

 

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